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  • : J"ai commencé à envisager de tenir un blog pour me motiver à reprendre un vieux projet de roman en le publiant au fur et à mesure en ligne. Mais finalement j'ai envie de publier bien d'autres choses, allant de textes humoristiques à des articles politiques en passant par des contes, des critiques diverses, du "je raconte ma vie" et des comptes-rendus de parties de jeux de stratégie. Faire de ce blog un pot pourri de tout ce qui m'intéresse en résumé.
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Un blog susceptible de parler de tout et de rien, comme son nom l'indique.

Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 11:01
- Publié dans : Mon Blog
Très longtemps que je n'avais plus pensé à ce blog.

J'ai été amené à y retourner, un peu par hasard, cherchant quelque chose à dire alors que je me réinscrivais sur la liste de diffusion des amis du conte, j'ai eu l'idée d'y poster un lien vers les quelques textes publiés ici.

Maintenant ai-je envie de continuer/reprendre sa rédaction ? A vrai dire je suis partagé. A relire ce que j'avais mis en ligne, son contenu, des vieilleries, des poèmes que je n'écris plus, des contes que je ne raconte plus, un roman que j'ai voulu continuer mais qui n'avança que d'un chapitre en 7 ans, des articles sur des jeux dont je me suis depuis lassé pour passer à d'autres, d'autres textes que j'avais écrit visiblement pour donner l'impression que je me soucie de la marche du monde quand rien n'est plus faux... Tout celà me frappe surtout de manière déprimante, en me faisant réaliser à quel point je suis mort. Un ex "artiste en devenir" qui ne crée plus, mais ressentait tout de même l'envie de se trouver un public pour faire comme si.

"Je préfère continuer à créer que de faire autre chose :j'ai essayé pendant 4 ans, je suis revenue à la création, je mourais à petit feu", j'ai lu ça au détour d'un message d'une amie du conte et ça m'a fait éclater en sanglots tant la mort à petit feu résume mon état depuis que j'ai abandonné ma carrière de conteur (ou la création en général, tous ces projets de romans, de scénarios ou de jeux qu'à force de ne pas finir je ne commence même plus). Je ne vois plus rien devant moi que la mort, celle de mes proches plus agés d'abord, ma propre vieillesse et la mienne dans la solitude, celle de l'humanité enfin, je n'arrive pas à me convaincre que notre planète n'ait pas atteint le point de non-retour. Et pourtant je ne trouve même pas l'énergie de ce désespoir. Revenir à la création je ne demanderai que ça s'il ne m'en manquait pas l'inspiration. 

Je m'évoque le conteur de Haroun et la Mer aux Histoires de Salman Rushdie, celui qui à force d'entendre son voisin dire "à quoi servent des histoires qui ne sont même pas vraies ?" et voyant la femme qu'il aime finalement préférer ce dernier a fini par faire couper le robinet d'où coulait son inspiration depuis la Mer aux Histoires. A la différence que là il n'y a que moi, je n'ai pas de fille, l'héroïne est absente, il n'y a personne qui m'aime inconditionnellement pour aller pour moi au royaume de la parole rouvrir les canalisations.

Evidemment elle pourrait être une partie de moi, mais elle semble si profondément endormie.













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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 00:55
- Publié dans : Mon Blog
C'est bizarre comme je peux parfois être très motivé pour faire des trucs, puis trouver un autre centre d'intéret et zapper completement. Ce blog est un bon exemple. J'étais à fond, à tourner à plusieurs articles par jour en octobre, puis ces temps ci je ne trouve absolument pas l'envie de continuer.

En plus j'avais laissé le blog sur un AAR en queue de poisson. Il faut dire que les parties d'Armaggedon Empire sont courtes, bien plus courtes que d'écrire un compte-rendu. Alors que j'en étais à même pas 1/10ème de la partie dans le récit, j'ai dù la terminer le jour du 1er article, et j'étais déjà en train d'en commencer d'autres quand j'ai écrit la suite... Et j'ai jamais trouvé le courage d'explorer mes notes et screenshots pour écrire les 7 ou 8 autres articles qu'il aurait fallu pour faire le compte-rendu.

Puis à la période Armaggedon Empires a succedé une période Dominions III, où j'ai fini de réaliser ma carte World of Geometry, et repris un vieux projet de mod. 

Quant au roman ça n'a évidemment pas trop avancé (j'ai un canevas assez élaboré du roman,  mais qui ne me satisfait pas vu qu'il ne colle jamais avec les idées qui me viennent quand j'écris, des morceaux de chapitres quasiment écrits vers la fin, et un gros trou entre le tout début et ça ; situation qui était déjà celle du mois dernier).

Enfin donc je ne sais pas trop s'il va me prendre l'inspiration de continuer ou pas, et ce blog ou pas dans un avenir proche ou lointain. Je le déclare donc officiellement en demi-sommeil jusqu'à ce qu'il me prenne subitement l'envie de me remettre à y écrire comme un forcené.

  

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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 21:42
- Publié dans : Jeux de Stratégie

(Suite du compte-rendu de partie d'Armageddon Empires...   Début    Présentation du Jeu)

2ème partie : A la conquète des indépendants...

Ca pourrait être le titre et le résumé de cette partie...

Tours 10 à 19 : Premières expéditions des marines

L'exploration se poursuit, et le reste des points d'actions est consacré à poser ou piocher des cartes. Le premier Imperial Marines rejoint la garnison au tour 11. Vu la puissance d'un imperial marine j'hésite à le faire sauter directement sur la ville indépendante au sud, il pourrait s'en tirer même seul. Mais je me dis qu'il vaut mieux être prudent et attendre d'en avoir deux.

Au tour 12 je pourrais recruter un deuxième marine en utilisant tous mes humains, mais je viens de piocher Kurak Vandengrift, le second héros marine qui a la compétence "Chief of Staff" (augmente la taille de ma main de 2 tant qu'il est dans ma capitale). Je préfère le mettre en jeu, et piocher des cartes pour la remplir. 

Mon espoir est de tomber vite sur une académie militaire et un héros tacticien (mais je ne pioche ni l'un ni l'autre). Je commence en effet à craindre qu'une IA proche ait pris un bon départ et me tombe dessus. Elles mettent toutes une tonne de ressources pour avoir l'initiative, ce qui ne me dit rien qui vaille. Un éclaireur xénopod viens d'ailleurs d'être aperçu pas très loin à l'est de chez moi.
 
le héros Vandengrift et le premier xéno en vue

Ayant pioché un véhicule de reconnaissance, je le sors au tour 13 pour aller mener des investigations vers le nord. Il ne tarde pas à apercevoir une deuxième forteresse neutre, à 3 cases de ma capitale, et à portée de saut de l'autre.

Mais ça repousse encore la sortie du 2ème marine (pas assez de ressource "humains") que je ne peux mettre en jeu qu'au tour 15. Ayant enfin une armée décente, je la fait sauter directement sur le fort indépendant, et je lance l'assaut.
 
(j'ai le choix entre lancer l'assaut ou mettre le siège, mais l'IA des indépendants tente toujours de briser les sièges... ce choix se résume donc à avoir l'initiative contre des indépendants avec un bonus défensif, ou la perdre mais eux perdent leur bonus. Comme les marines sont des unités très offensives, je choisis de prendre l'initiative.)

Le premier combat de mes glorieuses forces de marine
 

Les cultistes m'inquiètent un peu. S'ils utilisaient leur capacité "fanatic" ils pourraient faire mal à mes hommes. Mais il ne leur en vient pas l'idée, si bien que mon armée, malgré son infériorité numérique, n'en fait qu'une bouchée sans recevoir la moindre blessure. Les cultistes sont exterminés et leur chef avec eux.

L'empire des hommes s'étend maintenant sur deux forteresses collectant des ressources. La nouvelle étant sur une case à 2 humains (denrée ô combien cruciale pour mon jeu en début de partie), j'y place l'académie militaire que je pioche au tour 16.
Pendant ce temps la reconnaissance se poursuit, tandis que mon commando FAC explorent l'est et Adam Wrath le lointain ouest (profitant de leur capacité à voyager hors des zones de ravitaillement), le véhicule de reconnaissance se charge d'aller voir au nord comment l'autre citadelle est défendue.

Elle s'avère n'être gardée que par une armée sans grande valeur, et par ailleurs déjà légèrement amochée (je soupçonne une attaque aérienne des xénos). 
Les marines sautent dessus dès le tour 17. De nouveau l'assaut est immédiatement lancé et les indépendants et leur chef exterminés.

Les indépendants ne font décidémment pas le poids


Tours 19 à 23 : Développement, déploiement et premières escarmouches

Je place immédiatement une unité d'ingénieurs sur ma nouvelle conquète, qui se chargent d'y construire tous les collecteurs possibles, tandis que les marines rentrent défendre la forteresse sud, qui n'avaient pas d'unités.

Le déploiement se poursuit dans les tours suivants. Deux nouvelles unités rejoignent la garnison de la capitale, ainsi qu'un commando de rangers qui forme une nouvelle armée d'exploration. 

Ma production a quintuplé depuis le début de partie, et à part un tacticien il ne me manque rien.

tour 19

Un scientifique est pioché au tour 20 et doté de la cape d'invisibilité il rejoint la forteresse nord, où je viens de placer un laboratoire.

Très loin dans l'ouest, Adam Wrath, continue à explorer. Au delà du vaste désert que semble constituer le milieu de la carte, il a atteint les terres des machines, et leurs armées semblent impressionnantes.

t21evo.JPG


Mais c'est loin, très loin, pas de raison de raison de s'inquiéter. La ruche xénopode qui semble toute proche est bien plus préoccupante. Les xénos, dotés d'unités ayant des pouvoirs psychiques ou autres bonus contre les créatures biologiques, sont certainement la race la plus redoutable pour un deck humain axé sur l'infanterie comme le mien.

Et ils ne tardent pas à montrer qu'ils ne veulent pas de bien à l'humanité. Dès le tour 20 ils commencent à bombarder les ingénieurs stationnés dans la forteresse nord avec un xenoceptor, signe qu'ils doivent avoir une ville toute proche. 

Heureusement les ingénieurs sont plutot solides et chanceux, ils endureront des bombardements successifs durant 2 tours sans être plus qu'égratignés. Au tour 23, je pioche un chasseur capable d'intercepter... ce qui a pour effet de mettre fin aux raids du xenoceptor dès sa tentative d'attaque suivante.

Mon chasseur me débarassera également des éclaireurs xénos qui pullulent autour de ma base, éliminant notemment un commando d'assassins repéré par mes rangers.

 

Au tour 25



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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 15:50
- Publié dans : Réflexions, politique & actualité

Tiens, je réalise que j'ai pas encore parlé politique sur ce blog (à part un vieux texte et des sujets internationaux), alors que je ne faisais que ça l'an passé sur les forums. Bon il faut dire, qu'outre que l'élection de Sarkozy et les conversions à sa pseudo ouverture ont été dures à digérer pour les "plus ou moins sympathisants socialistes" comme moi, il devient de plus en plus dur pour nous autres de parler politique sans taper d'abord sur notre camp. J'ai même l'impression que c'est devenu un véritable phénomène de société. J'ai fait un petit tour des blogs et forums que je fréquentais l'an passé, et mon impression est que les posteurs "socialistes" et apparentés se divisent globalement en deux catégories : ceux dont l'activité a énormément chuté depuis mai dernier, et ceux qui consacrent l'essentiel de leur énergie à dénoncer ceux qui pour eux sont responsables de notre échec (Ségo / François / Laurent ou Dominique / les "éléphants" ou les "jeunes loups" ; ou encore les ouistes / les nonistes / les socio-démocrates / les pas socio-démocrates / les adhérents à 20 euros / les vieux militants modèle ère Mitterand / le(s) reste(s) de la gauche.... Rayez les mentions inutiles - ....donc rayez les toutes ça ne changera rien à nos défaites) .

Pour moi en effet le parti socialiste a avant tout été victime de sa démocratie interne (et les Verts également, et plus encore même). Il n'y a qu'à voir à la présidentielle : sur les cinq plus grands partis de France, trois avaient pour candidats leur chef incontesté, désigné par les militants uniquement sous la forme du plébiscite d'un candidat unique, et ces trois là, l'UMP, l'UDF et le FN avaient aussi un programme issu d'une motion unique. A part le FN ils ont fait d'excellents résultats. Notemment Bayrou, qui avant de faire un excellent score au 1er tour avait été plébiscité comme candidat à 98% (!!) par les militants de son parti pourtant déjà au bord d'éclater (40% d'abstention, vu que l'option "se rallier à la candidature Sarkozy" avait déjà été écartée...)

 

A gauche, le PS a passé des mois à élaborer un programme de synthèse, à débattre de comment devait avoir lieu les primaires, puis les organiser ; les Verts comme d'habitude ont fait je ne sais combien de congrès, jonglant avec leurs 1ers secretaires et candidats potentiels et élaborant un programme tordu dans des instances où leur multitude de courrants sont représentés à la proportionnelle ; les anti-libéraux ont voulu s'élire un candidat unique puis se sont dispersés. Et de tous, celui qui s'en est le mieux tiré est Besancenot, qui le premier a refusé de soumettre sa candidature à la démocratie interne d'un regroupement anti-libéral.

Le PS quant à lui s'est payé le luxe non seulement de laisser son programme et son candidat être élaboré/désigné par ses mécanismes de démocratie interne, mais encore d'ultra-médiatiser celle ci, au point de bouffer le temps d'antenne auquel il avait droit. Dans la période précédent la campagne officielle, la télévision a consacré plus de temps à la bataille pour l'investiture (avec l'idée imbécile de lui laisser retransmettre des débats qui auraient dù par définition être internes) qu'au discours de la seule personne qui aurait dù être autorisée à s'exprimer au nom des socialistes devant les non socialistes, la candidate finalement désignée. On dirait qu'au PS on n'a aucune conscience du système des temps d'antenne, qui compte de la même manière un membre d'un parti parlant en son nom dans le cadre d'un débat interne et un membre d'un parti qui parle au nom de celui ci. Avoir transformé les primaires en Star Academy, ça signifie avoir consacré les deux tiers du temps de parole collectif des socialistes à cette période au mieux à en montrer exprimant des opinions qui ne seront pas finalement retenues par leur candidate, au pire en train de se voler dans les plumes à coups de petites phrases. Et en prime, les deux mois suivant l'investiture, les médias audiovisuels ont compensé les 20% de temps d'antenne de trop qu'ils avaient consacré au PS à la période des débats internes... Et la "compensation" à avoir montrer les socialistes se tapant dessus ça a été de diffuser largement le spectacle de l'unité de l'UMP lors des plébiscites du candidat unique Sarkozy et de son programme. Le fait est que, ne serait ce que pour ça, et en soi c'est horrible, un grand parti ne peut plus se permettre d'avoir une vraie démocratie interne (sauf à fermer les portes de ses congrès et débats aux journalistes).

Mais l'impact de la démocratie interne ultra-médiatisée du PS ne se limite pas aux primaires ni à un problème de temps d'antenne. Bien avant il y a eu le referendum interne sur la constitution européenne et les débats qu'il a entrainé, pour bien donner l'image de socialistes d'accord sur rien ; un peu comme une vaste répétition des erreurs qui seraient commises de nouveau en 2007. Et à la racine il y a la tradition des courrants, qu'il faudrait plutôt appeler "clubs de supporters d'un présidentiable", vu comment ils ont évolué à la fin de l'ère Mitterrand. Le PS a un système constitué à l'époque d'un leader à la fois fort et habile, capable de faire taire ses rivaux (en externe) tout en plaçant à la tête de courrants (en interne) ceux qui rêvaient de le remplacer un jour, les diviser lui permettant de règner.

En face, il n'y a pas pourtant pas moins de sujets de débats et de divisions, sans même parler d'ambitions personnelles... La famille gaulliste n'est certainement pas à 100% ouiste et encore moins à 100% anti-américaine sous Chirac ou pro-américaine aujourd'hui, les "libéraux" ne sont certainement à 100% favorables aux politiques volontaristes ou régulatrices chiraquiennes ou sarkozistes aujourd'hui, les démocrates et gaullistes sociaux ne partagent certainement pas les vues des ultra-conservateurs ou des libéraux sur "l'exception française" ; sur les institutions et la personnalisation du pouvoir les ex-UDF de l'UMP continuent a avoir bien des points de divergence avec certains gaullistes quasiment bonapartistes issus du RPR... Quant au récemment créé Modem, ce rassemblement hétéroclite de rigueurophiles, de socio-libéraux, de vrais centristes et de déçus des deux bords, de fans du grand Bayrou et de partisans d'un régime parlementaire, il aurait des raisons mille fois plus valables d'apparaître comme un parti divisé que le PS, pourtant ce n'est absolument pas le cas.

Le fait est que la droite a une autre tradition, qui s'avère bien plus adaptée au régime médiatique moderne. Celle de se fier à un leader pouvant gagner, et d'accepter qu'il tranche pour ce qui est du programme. Et s'il y en a plusieurs ou si leurs programmes sont trop inconciliables, elle se fie au choix des français choisir plutôt que des militants. Et ça marche, car des primaires "externes" procurent une légitimité que ne peut offrir aucun vote interne. La droite s'est bien mieux remise de l'affrontement externe Balladur-Chirac de 1995 que le PS de l'affrontement interne du congrès de Rennes 2 ans avant. La tendance ultra-libérale de droite a été condamnée au silence par l'échec cuisant de Madelin, le nonisme de droite à la marginalité par ceux de De Villiers et Pasqua... A droite les mécontents soient se taisent à l'intérieur de l'UMP soit forment des groupuscules satellites, qui se rallient sans problème au second tour.

Evidemment, traumatisé de n'avoir pu passer le premier tour de 2002 le PS n'a pas osé se le permettre, mais franchement à mon avis, quitte à avoir perdu, on se sentirait mieux aujourd'hui s'il y avait eu deux candidats. Il est des choses qui ne peuvent pas être résolues en interne. Clairement on ne peut pas dire "oui" et "non" à la fois à l'Europe comme au libéralisme, ni viser à rallier l'extrème-gauche et le centre en même temps. Il est probable que ces débats ne seront clos au PS, les choix tranchés, les opposants forcés de rentrer dans le rang, qu'une fois que la famille socialiste aura assumé ses divisions devant le peuple. Et dans le système français le seul moment approprié est un premier tour de présidentielle, seule élection ayant assez une légitimité et un impact assez puissant.

Je crains qu'en ayant voulu à tout prix rester "unis" derrière une seule pour cette présidentielle, après avoir donné le spectacle de leur division (à quoi bon limiter les débats à l'interne... quand c'est un "interne" si affiché que ça relève de l'exhibitionisme) les socialistes aient surtout pris 5 ans de retard en refusant de s'administrer le douloureux remède à leur situation. Plutôt que "tous ensemble" c'est "allons y divisés", qu'il aurait fallu scander pour faire avancer la gauche. Le rassemblement de tendances aux idéaux proches ayant d'aussi fortes divergences qu'entre les ouistes et les nonistes, ça se fait entre les deux tours pas avant. Entre les socio-démocrates et les anti-libéraux du PS, il y a autant de différence qu'entre le PS de Mitterrand et ses alliés communistes. Qu'on se rappelle donc de son histoire ! Mitterrand candidat unique d'une gauche qui ne l'était pas a perdu en 1974 malgré ses 43% au premier tour... pour gagner en 1981 en candidat de rassemblement d'une gauche de gouvernement partie avec deux candidats.

Rien n'a été (et à mon avis ne sera) résolu par les congrès, referendums internes ou autres primaires, on se retrouve comme en 2002, et j'ai bien peur qu'on s'y re-retrouvera. Tant que ça ne sera pas tranché par une vraie élection. On continuera à voir au PS les mêmes tendances exprimer les mêmes divergences, le tout se doublant évidemment de conflits de personnes entre leurs dirigeants. Et si un leader des socialistes minoritaires quels qu'ils soient (en 2007 ça aurait été Fabius, mais il n'est pas dit que la minorité reste du même coté ni garde le même leader) ne trouve pas le courage d'être candidat en 2012, devant les français et quelque soit l'avis du nombre infime d'entre eux à être militants encartés, ça risque bien d'être rebelotte en 2012, et pour longtemps.


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